L’étiquetage des marchandises dangereuses est une obligation légale incontournable pour tout transport de matières réglementées.
Cette signalétique normalisée permet d’identifier rapidement les risques liés aux produits transportés et de garantir la sécurité de tous les intervenants.
Que vous expédiiez des produits chimiques, des batteries lithium ou des aérosols, vous devez bien comprendre les règles d’étiquetage ADR. Cela protégera vos équipes et vous évitera de lourdes sanctions.
Pourquoi l’étiquetage des marchandises dangereuses est-il obligatoire ?
Le transport routier de matières dangereuses représente un risque majeur en cas d’accident ou de mauvaise manipulation.
L’étiquetage répond à trois objectifs essentiels pour la sécurité publique.

Il informe les transporteurs sur la nature exacte du danger. Un chauffeur doit savoir s’il transporte des produits inflammables, corrosifs ou toxiques avant de prendre la route. Cette information lui permet d’adopter les précautions nécessaires en cas d’incident.
Il alerte les services de secours en situation d’urgence. Les pompiers et équipes d’intervention doivent identifier immédiatement les risques pour choisir les moyens d’extinction adaptés et protéger les populations environnantes.
Il facilite le contrôle par les autorités. Les forces de l’ordre peuvent vérifier rapidement la conformité réglementaire du chargement lors des contrôles routiers.
Des sanctions financières et pénales lourdes
Un mauvais étiquetage vous expose à des amendes administratives qui se cumulent par infraction.
Chaque manquement constaté lors d’un contrôle entraîne une sanction : étiquette illisible, incohérence entre documents et marquage, absence de signalisation sur le véhicule, etc.
Le montant total peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un seul contrôle.
Les sanctions pénales peuvent aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 30 000 € d’amende selon la gravité.
En cas d’accident avec dommages humains ou environnementaux, les peines montent à 5 ans de prison avec des sanctions financières beaucoup plus lourdes.
Les conséquences opérationnelles s’ajoutent aux amendes. Votre véhicule est immobilisé immédiatement si le contrôle révèle un non-respect majeur. Cette immobilisation provoque des retards de livraison, des coûts de stockage supplémentaires et nuit gravement à votre image auprès de vos clients.
En cas de manquements graves ou répétés, vous risquez une interdiction temporaire ou définitive d’exercer le transport de matières dangereuses. Cette sanction peut mettre en péril l’activité entière de votre entreprise.

Une responsabilité partagée entre plusieurs acteurs
L’expéditeur porte la responsabilité principale de la classification correcte, du choix de l’emballage et de l’étiquetage réglementaire. Il doit fournir des marchandises parfaitement étiquetées avant le chargement.
Le transporteur, lui, doit vérifier la présence, la lisibilité et la conformité de la signalisation sur le véhicule et les colis. Il contrôle également que tous les documents ADR sont à bord et conformes.
Lors d’un contrôle, plusieurs acteurs peuvent être sanctionnés simultanément si leurs obligations respectives ne sont pas respectées. L’expéditeur, le chargeur et le transporteur répondent chacun de leur part de responsabilité dans la chaîne logistique.
ADR, RID, IMDG, IATA : quelle réglementation pour quel transport ?
L’étiquetage des marchandises dangereuses varie selon le mode de transport utilisé. Chaque secteur applique sa propre réglementation internationale avec des pictogrammes et des formats spécifiques.
Le règlement ADR encadre le transport routier en Europe. C’est cette norme qui s’applique pour vos expéditions par camion sur le territoire français et européen.
Le RID concerne le transport ferroviaire. Les étiquettes suivent les mêmes classes de danger que l’ADR mais avec des dimensions et des exigences adaptées au rail.
L’IMDG réglemente le transport maritime international. Les conteneurs maritimes nécessitent des étiquettes résistantes aux intempéries et aux embruns salés.
L’IATA s’applique au fret aérien. Cette réglementation est la plus stricte avec des limitations importantes sur les quantités et types de produits autorisés.
Pour vos achats d’étiquettes, vérifiez bien le mode de transport prévu. Une étiquette ADR ne convient pas pour un envoi aérien et inversement.
Les différents types d’étiquettes de danger

Le règlement ADR distingue neuf classes de marchandises dangereuses. Chaque classe possède son propre pictogramme et code couleur pour une identification visuelle immédiate.
La classe 1 concerne les matières explosives, avec un pictogramme représentant une bombe orange sur fond orangé.
La classe 2 regroupe les gaz comprimés, liquéfiés ou dissous, identifiés par des losanges de différentes couleurs selon leur nature.
Les classes 3 et 4 couvrent les liquides et solides inflammables. L’étiquette rouge avec flamme blanche signale ces produits particulièrement sensibles à la chaleur.
La classe 5 identifie les matières comburantes et peroxydes organiques qui favorisent la combustion.
Les classes 6 et 8 marquent respectivement les matières toxiques (tête de mort sur fond blanc) et les matières corrosives (tubes à essai versant du liquide sur une main).
La classe 7 se distingue avec son symbole radioactif, tandis que la classe 9 regroupe les dangers divers comme les batteries au lithium.
Comment apposer correctement les étiquettes ?
L’étiquetage des marchandises dangereuses obéit à des règles précises de positionnement et de dimensions.
Les colis doivent porter des étiquettes d’au moins 100 x 100 mm, visibles et lisibles à 3 mètres de distance.
Vous devez placer les étiquettes sur au moins deux faces opposées du colis. Cette double signalisation garantit qu’au moins une étiquette reste visible quel que soit l’angle de vision dans l’entrepôt ou le véhicule.
Le véhicule lui-même doit afficher des plaques-étiquettes orange de 250 x 250 mm à l’avant et à l’arrière. Ces plaques comportent le code matière et le code danger en chiffres noirs sur fond orange.
L’étiquetage doit rester en bon état tout au long du transport. Des étiquettes déchirées, décolorées ou illisibles équivalent à une absence d’étiquetage aux yeux de la réglementation.
Les documents complémentaires obligatoires
L’étiquetage visuel ne suffit pas. Le transport de marchandises dangereuses exige également des documents écrits qui complètent la signalétique.
La déclaration de marchandises dangereuses précise la désignation officielle, la classe, le numéro ONU et la quantité transportée. Ce document accompagne obligatoirement chaque expédition et doit être immédiatement accessible au conducteur.
Le chauffeur doit posséder un certificat de formation ADR en cours de validité. Cette formation, à renouveler tous les cinq ans, garantit qu’il connaît les procédures d’urgence et les spécificités de sa cargaison.
Les consignes écrites de sécurité restent à bord du véhicule. Ces fiches expliquent les mesures à prendre en cas d’accident ou de déversement selon le type de produit transporté.
Transports Granger : votre partenaire pour le transport ADR
Chez Transports Granger, nous maîtrisons toutes les subtilités de la réglementation ADR. Nos chauffeurs sont certifiés et nos véhicules équipés conformément aux normes en vigueur.
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